weekend dans l'archipel
Depuis quelques temps déjà, Johan me parlait de la possibilité de partir en bateau à la découverte des iles sauvages aux alentours de Stockholm... Vendredi soir, je recevais un nouveau message, le temps promettait d’être beau... tout s’est décidé très vite... Le lendemain matin à l’aube, j’embarquais avec Yara sur le bateau de Johan...

Le vent était discret ce jour là ; les voiles sont donc restées rangées (la route était longue, et la vitesse des bateaux utilisant leur voiles était très lente) ; c’est le moteur qui nous a conduits dans notre voyage.

Dans l’après midi, on a jeté l’ancre (impressionnante d’ailleurs) près d’une ile appelée Lökholmen (si mes souvenirs sont bons...) .

L’ile se compose d’une multitude de rochers parfaitement plats, lissés par la fonte des glaciers qui la recouvraient... Le temps était superbe, pas un nuage. Au cœur d’un paysage totalement préservé, Johan nous a dirigées près d’une cabane en bois : un sauna !!

J’avais la sensation d’avoir déjà vu ce paysage ; cette végétation, ces rochers polis, cette maison en bois, et la mer tout à côté (peut être en photo, ou en rêve)... L’entrée était libre, on a donc passé une bonne partie de notre après midi entre la chaleur du sauna (une bière à la main, c’est la tradition), les sauts rapides mais intenses dans une mer très fraiche, et la détente au soleil (à ma grande surprise, on ne ressentait pas du tout le froid en sortant de l’eau gelée)...

J’étais fascinée par tout ça ; le charme du lieu, la gratuité du sauna, son isolement, la découverte d’une activité inédite et purifiante...

Ca a duré, jusqu’à ce que la faim prenne le dessus...
Un ferry transportait les gens entre notre ile « déserte » et une ile voisine où on a trouvé des magasins, restaurants, cafés... Là-bas, les têtes blondes et les yeux bleus dominaient tout le paysage... Les bateaux étaient semblables à ceux des films stéréotypant la haute bourgeoisie américaine. ... tout était trop parfait, trop uni... Ca m’a rappelé ce livre un peu étrange que j’avais lu au collège... Il décrivait un village apparemment idéal ; une population heureuse, une multitude de maisons impeccables qui dissimulaient la réalité d’un ensemble de pratiques sombres et angoissantes....
Le soir venu, le soleil s’est glissé derrière l’horizon pour nous offrir la vue d’un ciel que je n’avais jamais vu si beau... On est resté émerveillés devant une infinité d’étoiles..., vraiment, ça peut sembler cliché, mais je crois qu’il fallait y être pour réaliser ! De retour sur notre ile, on a dormi dans un confort beaucoup plus modeste que ce qu’on avait pu observer de « l’autre côté »... A l’avant du bateau, Yara et moi partagions un lit en forme de V sur lequel il était impossible de se tenir assis...

J’ai trouvé ça plutôt sympa... La chaleur et l’odeur des bougies dans l’obscurité du soir ; la convivialité de la promiscuité, les balancements presque imperceptibles du bateau sur la mer...
(le premier bateau qu'on voit ; c'est le notre!!)
Le lendemain, j’ai pris gout au plaisir (un peu stressant) de « mettre les voiles » ! Il y avait beaucoup de vent, le moteur est donc resté silencieux pendant tout le trajet... Dès le début, le bateau a commencé à tanguer... (oui autant que le bateau de la photo)

L’eau se heurtait aux cordes sur lesquelles j’étais appuyée... Plusieurs fois, Yara a cru que nous allions nous renverser, mais Johan était confiant : « c’est presque impossible, sauf en cas de fortes vagues»... Plusieurs fois, on a changé la direction des voiles, pour s’adapter au vent... C’était beaucoup plus physique, beaucoup plus contraignant, mais beaucoup plus intéressant que le fait de se laisser conduire par le moteur...

J’espère renouveler l’aventure prochainement, mais la saison s’achève... Ce ne sera peut être pas avant le mois de juin !
Julia

Le vent était discret ce jour là ; les voiles sont donc restées rangées (la route était longue, et la vitesse des bateaux utilisant leur voiles était très lente) ; c’est le moteur qui nous a conduits dans notre voyage.

Dans l’après midi, on a jeté l’ancre (impressionnante d’ailleurs) près d’une ile appelée Lökholmen (si mes souvenirs sont bons...) .

L’ile se compose d’une multitude de rochers parfaitement plats, lissés par la fonte des glaciers qui la recouvraient... Le temps était superbe, pas un nuage. Au cœur d’un paysage totalement préservé, Johan nous a dirigées près d’une cabane en bois : un sauna !!

J’avais la sensation d’avoir déjà vu ce paysage ; cette végétation, ces rochers polis, cette maison en bois, et la mer tout à côté (peut être en photo, ou en rêve)... L’entrée était libre, on a donc passé une bonne partie de notre après midi entre la chaleur du sauna (une bière à la main, c’est la tradition), les sauts rapides mais intenses dans une mer très fraiche, et la détente au soleil (à ma grande surprise, on ne ressentait pas du tout le froid en sortant de l’eau gelée)...

J’étais fascinée par tout ça ; le charme du lieu, la gratuité du sauna, son isolement, la découverte d’une activité inédite et purifiante...

Ca a duré, jusqu’à ce que la faim prenne le dessus...
Un ferry transportait les gens entre notre ile « déserte » et une ile voisine où on a trouvé des magasins, restaurants, cafés... Là-bas, les têtes blondes et les yeux bleus dominaient tout le paysage... Les bateaux étaient semblables à ceux des films stéréotypant la haute bourgeoisie américaine. ... tout était trop parfait, trop uni... Ca m’a rappelé ce livre un peu étrange que j’avais lu au collège... Il décrivait un village apparemment idéal ; une population heureuse, une multitude de maisons impeccables qui dissimulaient la réalité d’un ensemble de pratiques sombres et angoissantes....
Le soir venu, le soleil s’est glissé derrière l’horizon pour nous offrir la vue d’un ciel que je n’avais jamais vu si beau... On est resté émerveillés devant une infinité d’étoiles..., vraiment, ça peut sembler cliché, mais je crois qu’il fallait y être pour réaliser ! De retour sur notre ile, on a dormi dans un confort beaucoup plus modeste que ce qu’on avait pu observer de « l’autre côté »... A l’avant du bateau, Yara et moi partagions un lit en forme de V sur lequel il était impossible de se tenir assis...

J’ai trouvé ça plutôt sympa... La chaleur et l’odeur des bougies dans l’obscurité du soir ; la convivialité de la promiscuité, les balancements presque imperceptibles du bateau sur la mer...
(le premier bateau qu'on voit ; c'est le notre!!)Le lendemain, j’ai pris gout au plaisir (un peu stressant) de « mettre les voiles » ! Il y avait beaucoup de vent, le moteur est donc resté silencieux pendant tout le trajet... Dès le début, le bateau a commencé à tanguer... (oui autant que le bateau de la photo)

L’eau se heurtait aux cordes sur lesquelles j’étais appuyée... Plusieurs fois, Yara a cru que nous allions nous renverser, mais Johan était confiant : « c’est presque impossible, sauf en cas de fortes vagues»... Plusieurs fois, on a changé la direction des voiles, pour s’adapter au vent... C’était beaucoup plus physique, beaucoup plus contraignant, mais beaucoup plus intéressant que le fait de se laisser conduire par le moteur...

J’espère renouveler l’aventure prochainement, mais la saison s’achève... Ce ne sera peut être pas avant le mois de juin !
Julia
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