Jour 16 - Lundi 31 août 2009 - Premier cours, nouvelles errances et beurre de cacahouète.
Première journée de cours aujourd'hui, parti d'une bonne intention j'ai mis mon réveil à 8h et me suis extirpé avec grande difficulté de mon sommeil dans un état nébuleux. (Qui me poursuivra toute la matinée). Parti d'une autre bonne intention, j'ai voulu aller à l'Université à pied pour retarder le payement de mon abonnement de transport à l'arrivée de ma bourse. Il faut dire que pour la période de septembre à décembre, une carte à tarif étudiant coûte pratiquement 180 euros. Le problème étant que, si je retrouve facilement mon chemin la nuit (voir épisode Que d'aventures !)le jour est une autre affaire. Je vais la faire brève: presque 2h de marche – oublié ma carte de Stockholm – capitulation – métro.
A 12h, j'entre enfin dans la salle pour ma première heure de cours. Nous sommes peu nombreux, 28 au total, et le cours est totalement oral et interactif: je n'ai pas vu un seul étudiant prendre des notes. L'intitulé? Pardon, j'oubliais: « Love and its discontents » autrement dit « L'amour et ses insatisfactions », cours littéraire thématique en anglais, assez proche de la Littérature comparée dans le principe premier. Le prof demande de présenter notre voisin(e) après une petite discussion entre nous, je présente donc Sara, suédoise, qui aime la musique, spécialement le hard-rock. Je crois que personne n'a compris hard-rock avec mon accent, pas grave, le prof note « music » au tableau. Il note d'ailleurs ce que chacun aime, puis relie habilement son relevé à l'intitulé du cours en nous expliquant ce qui unit l'objet de l'amour au sujet. S'ensuit une discussion pendant laquelle j'ai fixé la table pour ne pas être interrogé (technique très française que l'on peut coupler avec le j'écris intensément mes notes, et fronce les sourcils). Pourquoi? Il fallait avoir lu l'introduction du recueil de nouvelles que au programme pour aujourd'hui... Chose que je n'ai pas pu savoir. J'avais lu à peu près la moitié de Frankestein pour le cours alors que l'oeuvre est au programme dans plus de deux mois... Finalement le prof nous explique le fonctionnement du cours, et c'est là que ça devient interessant.
D'abord on est divisés en petits groupes de réflexions et devont nous réunir régulièrement pour discuter le cours et les oeuvres au programme. Nous aurons à faire un compte rendu par l'intermédiaire d'un responsable de groupe devant la classe de nos interprétations et analyse.
Ensuite le cours est basé presque que sur l'oral et sur un échange de points de vue entre le professeur et les étudiant.
Enfin, la masse de travail est plutôt impressionnante pour un étudiant français: une dizaine de livres à lire, des films et des pièces de théâtre à voir entre chaque cours. Cette masse de travail semble être un cas général pour toutes les matières en Suède, où il y a très peu d'heures de cours (dans celui-ci 2h toutes les deux semaines) mais énormément de travail en autonomie.
Le soir, je craque, j'entre dans le premier magasin en sortant de Vastra Skögen et j'achète un pot de beurre de cacahouète (chacun sa drogue). Je l'avais repéré déjà, celui là, qui me tentait dans la supérette de Lappis avec sa robe beige et son capuchon bleu, comme une solution à tous mes problèmes. J'ai cedé mais j'en suis ravi. Bonsoir!